Cette sensation vertigineuse de ne plus pouvoir vivre sans l’autre est, en réalité, orchestrée par la chimie du cerveau. “Ces émotions libèrent de l’ocytocine, une endorphine qui booste l’humeur”, explique le psychothérapeute Gary Brown, PhD. “Elle peut être enivrante, presque addictive. Cette phase peut durer quelques jours, quelques semaines, voire quelques années.”
Mais comme toute dans la vie, elle a une fin. “C’est naturel”, poursuit Gary Brown. “Peu à peu, nous réalisons que notre partenaire n’est pas parfait. L’illusion fait place à une réalité plus nuancée : celle d’une relation fondée non plus sur l’idéalisation, mais sur une véritable compatibilité”.
La fin de la lune de miel ne signifie pourtant pas la fin de l’amour, mais le début d’une nouvelle phase. Le désir fou des débuts fait place à une connexion plus authentique. La passion devient complicité, la relation gagne en profondeur, et l’intimité atteint une dimension plus vraie, plus sereine.
Vers plus de confort
Si l'évolution vers plus de confort et d'engagement peut sembler moins exaltante, “elle reste un chemin de croissance et de connexion”, affirme la psychothérapeute Braquelle Murphy. C'est aussi la clé d'une relation qui traverse le temps. “La passion peut s’atténuer, mais l’intimité et la complicité, elles, se renforcent”, souligne la thérapeute Abby Wilson.
Au fond, se sentir bien dans une relation devrait être une expérience douce et réconfortante, comme se lover dans un bain chaud ou enfiler sa chemise préférée.