Une étude publiée en 2007 dans BMC Complementary and Alternative Medicine montre que le gingembre inhibe non seulement la croissance des cellules cancéreuses de l’ovaire, mais aussi la sécrétion de facteurs favorisant l’angiogenèse, c’est-à-dire la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui alimentent les tumeurs (source).
Action spécifique sur les cellules souches cancéreuses
Un des aspects les plus marquants du gingembre est sa capacité à cibler les cellules souches cancéreuses. Ces cellules ne représentent que 0,2 à 1 % de la composition cellulaire totale d’une tumeur, mais elles sont très difficiles à éliminer. Si elles ne sont pas complètement détruites, elles peuvent régénérer la tumeur et provoquer des métastases.
Le gingembre s’attaque directement à la cause profonde du cancer en neutralisant ces cellules souches, ce qui limite la récidive et la propagation du cancer.
Effets protecteurs et complémentarité avec les traitements conventionnels
Le gingembre montre aussi un effet protecteur contre certains effets toxiques d’autres substances, y compris les médicaments anticancéreux. Ainsi, il pourrait être utilisé en complément des traitements classiques.
Un problème majeur de la chimiothérapie est que, tout en réduisant l’inflammation, elle peut rendre les cellules cancéreuses résistantes à ses propres effets destructeurs. Une étude de l’Université du Michigan a cependant démontré que les cellules cancéreuses traitées au gingembre ne développaient pas de résistance à son action (source).