2015 : L’année de la bascule
Cependant, en 2015, l’arrivée de Justin Trudeau au pouvoir a marqué un tournant. Désireux de dynamiser l’économie par des investissements dans les infrastructures publiques et des programmes sociaux, Trudeau a rompu avec la tradition d’équilibre budgétaire. Cela n’a fait qu’amplifier les défis économiques. En effet, juste après son arrivée, les cours du pétrole ont chuté de façon historique, plongeant l’industrie pétrolière canadienne dans la tourmente.
Puis la pandémie mondiale de COVID-19 a encore aggravé la situation. Pour contrer les effets de ces crises successives, le gouvernement Trudeau a massivement emprunté, provoquant une explosion de la dette publique. Le déficit a atteint des niveaux records et l’inflation a grimpé, obligeant la Banque centrale du Canada à relever ses taux directeurs, ce qui a encore contracté l’économie.
Les explications derrière le déclin
Plusieurs facteurs expliquent la situation actuelle du Canada. La baisse des prix du pétrole a d’abord fragilisé l’économie. Ensuite, la gestion des crises par l’endettement a eu des conséquences durables, notamment une inflation élevée et une hausse des taux d’intérêt, rendant les investissements plus coûteux et moins attractifs. La pandémie a accentué ces problèmes, avec des mesures de confinement et des dépenses publiques massives qui ont creusé davantage le déficit.
De plus, la hausse des prix des produits alimentaires et de l’immobilier a alourdi le coût de la vie pour les Canadiens, tandis que l’endettement des ménages a atteint des niveaux inquiétants. Les faillites ont augmenté et la productivité a chuté, marquant un retournement majeur pour une économie autrefois florissante.