Les estimations temporelles sont vertigineuses :
- Les experts de San Francisco prévoient cette bascule d’ici 2 ans.
- Eric Schmidt, se voulant plus prudent, double cette estimation à 4 ans, ce qui reste un délai extrêmement court à l’échelle de l’histoire technologique.
Cette capacité des ordinateurs à générer leur propre code, à formuler des conjectures mathématiques et à découvrir de nouveaux faits scientifiques suggère que des « mathématiciens IA » pourraient faire des découvertes majeures dès l’année prochaine.
La bataille géopolitique : États-Unis contre Chine
L’un des points les plus critiques soulevés concerne la rivalité technologique entre les deux superpuissances. Schmidt prédit que la Chine pourrait dépasser les États-Unis dans le domaine de l’IA d’ici deux à trois ans, mais pour des raisons structurelles et stratégiques très différentes.
L’avantage industriel et l’Open Source
Alors que les géants américains tendent à fermer leurs modèles (systèmes « clos ») pour des raisons de rentabilité financière — ayant besoin de rembourser des investissements colossaux —, la Chine adopte une stratégie d’Open Source. Faute d’accès aux puces les plus avancées, le gouvernement chinois favorise la prolifération massive de modèles gratuits. La conséquence est géopolitique : la majorité des pays en développement, n’ayant pas les moyens de financer leurs propres infrastructures, adopteront probablement les modèles chinois gratuits, intégrant ainsi implicitement les valeurs et les biais de la Chine.