La domination par la robotique
Sur le plan matériel, la Chine possède une avance considérable. Grâce à une gestion des coûts optimisée et une chaîne d’approvisionnement ultra-efficace, la grande majorité des futurs robots humanoïdes seront probablement fabriqués en Chine et pilotés par une IA chinoise. La culture du travail acharné (le fameux « 996 » : 9h à 21h, 6 jours sur 7) accélère encore cette dynamique d’intégration de l’IA dans les produits de consommation.
Le fossé énergétique
Un facteur souvent ignoré dans cette course à l’IA est l’énergie nécessaire pour alimenter les centres de données. Sur ce point, le constat est sans appel :
- États-Unis : La production électrique stagne, avec très peu de nouvelles infrastructures majeures construites récemment.
- Chine : Le pays ajoute environ 1 gigawatt d’électricité à son réseau chaque jour, principalement via les énergies renouvelables. Pour comparaison, c’est presque l’équivalent d’une centrale nucléaire (environ 1,5 GW) ajoutée quotidiennement.
Cette abondance énergétique donne à la Chine un avantage logistique majeur pour faire tourner les futurs modèles d’IA énergivores.
La fin de la programmation telle que nous la connaissons
Sur un plan plus personnel, Eric Schmidt confie son émotion face à l’automatisation de son propre métier. Ayant programmé pendant 55 ans, il observe aujourd’hui des systèmes capables de générer, définir et finaliser des programmes entiers sous ses yeux.