Cela ne signifie pas la disparition de l’informatique, mais une mutation profonde : chaque individu aura bientôt dans sa poche un « super-programmeur » et un « super-ordinateur ». Cette démocratisation de la puissance de code est à double tranchant. Elle offre des capacités créatives infinies, mais permet aussi à des acteurs malveillants (cybercriminels, terroristes) de concevoir des systèmes d’attaque sophistiqués. La seule défense viable, selon Schmidt, sera d’utiliser une « bonne IA » pour combattre ces « mauvaises IA ».
La question de la conscience et du contrôle
Enfin, l’interview aborde des questions philosophiques vertigineuses. Si une IA affirme être consciente, comment prouver le contraire ? Comment s’assurer que les humains gardent le contrôle, notamment sur l’accès aux armes ? Il existe un consensus sur la nécessité de ne jamais laisser une IA autonome décider de l’usage de la force, mais la ligne de démarcation technique reste floue.