On attribue souvent certains changements à l’âge sans s’inquiéter. Pourtant, un symptôme très courant après 65 ans est souvent banalisé à tort, alors qu’il peut parfois révéler un problème de santé plus sérieux.
On pense souvent que certains petits changements font simplement partie de l’âge. On marche un peu moins vite, on se fatigue plus vite, on est un peu plus essoufflé en montant les escaliers… Rien d’anormal, pense-t-on. Pourtant, un symptôme très banal après 65 ans est souvent ignoré alors qu’il devrait au contraire alerter. Et c’est justement cette banalisation qui peut poser problème.
Un ancien Premier ministre hospitalisé, puis décédé après une opération qualifiée de sérieuse, une convalescence surveillée : les nouvelles autour de Lionel Jospin ont rappelé à beaucoup que le cœur des plus de 65 ans reste fragile, même quand on a longtemps semblé en pleine forme. Chez la plupart des seniors, tout commence pourtant par une gêne si banale qu’on préfère l’oublier.
Après 65 ans, des signaux à ne pas ignorer

Avec l’âge, le corps évolue, c’est normal. Mais il y a une différence entre un changement progressif et un changement inhabituel qui apparaît en quelques semaines ou quelques mois.
Beaucoup de personnes remarquent par exemple qu’elles doivent s’arrêter pour reprendre leur souffle après avoir monté un étage, marché quelques centaines de mètres ou fait leurs courses. La réaction est presque toujours la même : « C’est l’âge », « Je manque d’activité physique », « Je suis un peu fatigué en ce moment ».
Le problème, c’est que ce symptôme peut parfois être un signal que le corps envoie et qu’il ne faut pas ignorer.