- Huile de cuisson, de friture ou de conserve… Ces huiles alimentaires se retrouvent souvent dans la cuisine.
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Attention, une fois usagées, elles peuvent poser des défis écologiques importants.
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Il ne faut jamais les jeter dans l’évier ou dans la poubelle. Voici ce qu’il faut faire pour protéger la planète.
L'huile de friture ou de conservation peut devenir un véritable poison pour l’environnement. Ce biodéchet, à priori non-dangereux, peut devenir très polluant si nous ne le traitons pas correctement. Sa composition en triglycérides (graisses liquides également dangereuse pour l’homme) le rend difficile à dégrader.
Résultat, si vous versez l’huile alimentaire dans l’évier, elle durcit au contact de l’eau et bouche les canalisations. Ces blocages deviennent très délicats à éliminer. Pire, elle risque de perturber le traitement des stations d’épuration en altérant le processus de filtration des eaux usées. Elles augmentent le coût de fonctionnement de ces stations et les collectivités locales peuvent augmenter les impôts pour y faire face. Versée dans l'environnement, elle colmate les sols en empêchant l’eau et l’air de s’infiltrer. Autrement dit, elle asphyxie les sols et les milieux aquatiques. À noter également qu’elle ne peut pas non plus se jeter au compost : elle arrête le processus de décomposition.
Depuis 2012, le Code de l’environnement interdit de verser les huiles alimentaires usagées dans les eaux usées ou de les mélanger avec d'autres déchets dans la poubelle. De leur côté, les restaurateurs qui en produisent plus de 60 litres par an ont l’obligation légale de les recycler.